Cette trouvaille mérite une note de blog.
Il y a deux manières de représenter un coeur par smiley.
- La première, c'est plus petit que+trois, à savoir <3.
- La seconde c'est parenthèse+barre+parenthèse, ou parenthèse+l+parenthèse, vachement moins réussi : (|).
Il faut à présent savoir qu'une légende sur internet dit qu'un gars sur un forum aurait répondu , en voyant le "<3", "what is that? a nutbag?" (que nous traduisons ici en faisant fi du niveau de langue par "scrotum").
Personnellement, quand je vois le second smiley, "(|)", je vois pas vraiment un coeur, mais plutôt une vulve.
CONCLUSION: LaRoux avait raison :
They say we can love who we trust
Oooh but what is love without lust?
Two hearts with accurate devotions
Oooh but what are feelings without emotions?
J'avais plein de jeux de mots du genre "loin de mes deux, loin du coeur", mais après si ma grand-mère lit mon blog...
mercredi 16 décembre 2009
Body & Soul
samedi 17 octobre 2009
L'inverse du syndrome de Stockholm* ou syndrome Kerguelen
D'abord : je ne suis pas là pour partager mon avis sur le tourisme sexuel de Frédéric Mittérand, d'ailleurs je ne suis pas sûre d'en avoir un.
Je voudrais juste revenir sur une phrase du ministre de la culture, phrase qui serait tirée de son bouquin (je ne l'ai pas lu) :
« [la prostitution est] comme une autre sorte d'amour qui circule entre les êtres, malgré tout »
J'ai du mal à exprimer à quel point cette déclaration me révulse. Je ne rentre pas dans la question de la prostitution qui pour certain(e)s pourrait être une pratique qui ne les heurte pas, leur convient tout à fait et même leur plaît. C'est pas ça.
Ce qui est incroyable, c'est qu'un client puisse se dire, être convaincu quelque part que "la prostitution est comme une autre sorte d'amour". Est-ce que vous sentez à quel point un tel jugement dénote un manque de lucidité, ou plutôt un auto-aveuglement (ré)confortant ? Je pense qu'être convaincu de ça quand on est un acheteur de relations sexuelles, c'est faire le raisonnement suivant : je ne peux pas croire qu'on couche avec moi uniquement pour mon fric, que lorsque j'ai un rapport sexuel avec un autre être que je paye pour ça, cela ne signifie rien pour lui. Incapacité d'admettre qu'on est un client.
C'est peut-être quelque chose que certains se disent pour se rassurer, parce qu'ils assument pas, pour neutraliser un peu leur sentiment de dégoût/honte/culpabilité, qui sans ça, serait insoutenable. C'est se dire que sexe pour argent sans rien de plus, c'est vraiment impossible, il faut supposer qu'il y a autre chose. Les relations sexuelles sont trop importantes affectivement et symboliquement pour les considérer comme une marchandise. C'est peut-être ce raisonnement qui fait aboutir à une telle hypothèse : il doit y avoir autre chose.
Mais pas que. Je crois que c'est aussi un raisonnement très narcissique: ces hommes/femmes qui couchent avec moi pour de l'argent, ils font l'amour avec moi : ils ne peuvent pas appréhender ça uniquement mécaniquement, puisque moi j'y mets autre chose, ça ne peut pas ne pas être le cas de l'autre côté. Un peu le même raisonnement que celui du psychopathe érotomane : je t'aime alors IL FAUT que tu m'aimes.
"Une sorte d'amour qui CIRCULE entre les êtres" ! Fantasme de la réciprocité là où l'acte sexuel est certainement très souvent ... unilatéral. Peut-être que toi, client, tu enfonces ton amour dans l'autre, ouais, c'est possible, une forme d'amour. Mais commence pas à imaginer que ça circule, quoi.
Comme il y a une économie parallèle, il y aurait un amour parallèle. Effectivement, vu de l'extérieur, la chorégraphie ressemble, les gestes sont parfois identiques. Mais entre ce que tu fais avec quelqu'un que tu dois payer pour le posséder et ce que font deux personnes qui le font parce qu'elles se désirent ou s'apprécient... dans les deux cas on "fait l'amour" mais là, moi je ne vois que de la stricte homonymie. Comme lorsqu'Aristote dit qu'entre Socrate vivant et Socrate mort, le terme "Socrate" n'est qu'homonyme, parce que dans un cas il y a l'âme, Socrate qui s'anime, et dans l'autre ce n'est plus que son corps vide. C'est même pas une "autre sorte" d'amour. Non, vraiment pas, même pas le même champ lexical... si le mime marceau fait semblant de te préparer à manger tous les jours, je crois que tu finiras par mourir de faim.
Je ne suis pas pour l'interdiction de la prostitution du tout, en fait, bien au contraire. Et je pense même que certain(e)s prostitué(e)s considèrent que certaines relations qu'ils/elles ont eu avec certain(e)s client(e)s étaient assez proches d'une relation d'amour. Mais c'est le côté "petite conviction intime du client qui se ménage" qui me dérange. C'est cette appréhension des choses que je trouve révoltante et dangereuse, parce qu'imputer de telles intentions à l'autre, si confortables pour soi, c'est vraiment le premier pas vers l'anéantissement de l'autre comme personne. On pourrait croire qu'au contraire, penser qu'il y a une forme d'amour ça revient à humaniser le/la prostitué(e) et c'est même plutôt pétri de respect. Mais je crois que c'est tout le contraire. Je crois que c'est nier l'autre parce qu'on exige de lui jusqu'à son âme, parce qu'on n'arrive pas à se contenter de son corps.
Ca ressemble beaucoup au truc du bourreau qui finit par croire que son otage ou sa victime pourra l'aimer. (je n'ai pas dit DU TOUT que client de pute = bourreau) Mais c'est dans le principe: dans le fait d'être tout à fait aveugle quant à sa position, sa place par rapport à l'autre. Une mauvaise foi, une absence d'empathie : le mec qui croit que son otage pourra l'aimer...
Dans les films, le méchant finit parfois par détacher la femme qu'il a sequestrée parce qu'il pense qu'elle pourrait l'aimer finalement, faire sa vie avec lui, qu'elle lui massera les pieds devant le foot en gloussant "ohoh, tu te souviens la fois où tu m'as battue, violée et enfermée dans ta camionette? qu'est-ce qu'on a ri". C'est pour ça que j'ai toujours adoré dans les films quand la victime s'en sort en ayant fait croire au ravisseur qu'elle était tombé sous son charme, et qu'elle lui met bien profond.
Bref. Voilà, je crois que cet état d'esprit c'est une sorte d'inverse du syndrome de Stockholm* (propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à développer une sympathie avec eux, et même parfois à s'allier à eux versus le reste du monde), inverse donc, où là c'est le ravisseur qui croit que l'otage l'a à la bonne. Aux antipodes de Stockholm y'a rien, que de la flotte, mais le plus proche de ce rien c'est les îles Kerguelen, je l'appelle donc "syndrome Kerguelen'". Et comme les îles Kerguelen sont surnommées "îles de la Désolation", je trouve que ça colle bien.
*Mais sinon le "vrai inverse" du syndrome de Stockholm, c'est le syndrome de Lima, c'est à dire quand les preneurs d'otage finissent par s'allier aux positions de leurs otages.
EDIT: les îles Kerguelen c'est pas du tout aux antipodes de la Suède en fait mais OSEF, puisque c'est pas tout à fait l'inverse de toute façon.
dimanche 27 septembre 2009
Oui, le lapin bélier est mon totem
Cette année, j'ai enfin pu me rendre au FESTIBLOG, à savoir le festival du blog bd et du webcomic. J'en ai rapporté quelques dédicaces qui tuent :
Une dédicace de Leslie Plée de Moi vivant, vous n'aurez jamais de pause. J'étais sa première dédicace. Et c'était la première fois que je demandais une dédicace sur une BD en vrai (y'a pas le feu, vous comprendrez pourquoi je précise ensuite). C'était tout mignon, comme le dessin.
Une dédicace de Soph', des Toujours ouvrables. J'ai fait un peu ma pute parce que je lui ai demandé deux de ses personnages accompagnés de Nietzsche et d'un lapin bélier, mais elle s'en est très bien sortie.
Une dédicace de Timo, de A cup of Tim. Ce qui m'a permis 1) de le revoir, après genre 10 ans 2) d'obtenir un dessin de lapin bélier particulièrement réussi (les grosses babines sont d'une justesse qui me donne la larme à l'oeil).
Enfin, une dédicace "sauvage" de Thomas Mathieu, de Thomasmathieu point com! (ouais), après avoir hésité 10 minutes à aller le déranger alors qu'il était tranquille sur un banc. Comme vous pouvez le voir, Thomas Mathieu connaissait les béliers, mais pas les lapins béliers. J'aime le côté Lynch de ce dessin.
Alors oui j'avais déjà eu d'autres dédicaces auparavant, mais j'avais du envoyer des sbires pour les obtenir :
De Maliki qui est d'ailleurs le/la (p)(m)arrain(e) du Festiblog 2009.
Ouais on dit Boulet ceci, Boulet cela, mais jamais un lapin bélier n'aurait l'air aussi mauvais.
Et là vous allez me dire : pourquoi autant de noms différents ? Nina, Ina, Petite Jeanne, Babe de Bulbe? Et bien ça , ce sera l'objet d'un autre post les enfants. *fume sa pipe d'un air satisfait*
jeudi 17 septembre 2009
Le jeudi, c'est idéologie
ATTENTION! Ce post contient de méchants SPOILERS velus, en particulier sur THE MIST. (sur E.T aussi, mais bon...).
Grâce à certains auteurs, j'ai eu l'impression de « déniaiser » ma vision (surtout avec Marx et avec la socio), c'est-à-dire de voir certaines choses un peu moins grossièrement, d'un peu moins « tout gober », au premier degré, même si je crois que je reste quelqu'un de très influençable. (ma grand-mère me l'a toujours dit). Par exemple, pour le dire hyper schématiquement et grossièrement, certaines choses que je croyais comme « absolues », à l'écart, genre Idée platonicienne tralala, peuvent s'expliquer en grande partie par des raisons sociales.
C'est un peu abstrait et chiant ce que je dis alors je vais rentrer dans le vif du sujet (mais il faut dire que ça fait trois fois que le chat essaie de piquer un coton tige usagé dans la poubelle, j'ai envie de le dépecer).
Là où c'est le plus sensible, c'est pour les oeuvres d'art. Paf, tu regardes un film ou t'arrives devant un tableau, tu croyais que c'était un espèce de jaillissement authentique exnihilo, défait de toutes contraintes et circonstances spatio-temporelles, genre « la Joconde tu vois, c'est un chef d'oeuvre, elle est hors du temps », et puis un jour on te fait toucher du doigt que non seulement 1) ces oeuvres sont un produit culturel daté mais qu'en plus 2) elles véhiculent plus ou moins explicitement certaines idéologies. (Pas la peine de hurler). L'art n'est pas de la propagande, mais l'art ne naît pas hors de toute situation politique.
Après, comment savoir si on n'est pas trop suspicieux et si on est pas en train de débloquer total?
Voici le top 5 des interprétations hyper-idéologisantes d'oeuvres que j'ai pu entendre/lire (dont la majorité sont dues à mon ami S/B*), si vous n'aimez pas l'italique, passez votre chemin :
1.« Le trailer de Transformers dit 'ils mènent une guerre parmi nous, mais nous ne les voyons pas' (NDLR: les robots géants de Transformers peuvent se balader en scred en ville sous la forme de voitures) , c'est une référence explicite au terrorisme ! Les terroristes, ils sont parmi nous, on les voit pas, ils font la guerre! »
2.« Mais le message de Ratatouille, avant tout, c'est 'En France, ce sont des rats qui font toute la cuisine' tu vois ce que je veux dire? »
3.Quand le petit garçon dans E.T se cramponne à son alien parce que l'Etat veut le lui prendre, c'est un message de révolte libérale américaine contre le socialisme rampant : le méchant état veut me prendre mes possessions, c'est dégueulasse !
4.« La fin de The Mist, c'est odieux. T'as les militaires qui débarquent juste après que le mec ait décidé de tuer ses proches. Le message c'est : quoiqu'il arrive, ne faites rien, parce que l'armée américaine arrive tôt ou tard pour résoudre le problème. »
5.La société Schtroumpf est un miroir de l'idéal communiste.
http://rezo.net/grems/n3/schtr1.html
http://www.baertdavid.net/2002/sitehtml/schtroumpf/communisme/communisme1.html
Je suis franchement d'accord avec une seule de ces interprétations.
* qui est très fort pour voir de l'implicite partout. De l'implicite psychanalytique, de l'implicite politique...En lisant un passage de roman dans lequel un couple est à table et la femme regarde le coucher du soleil, il a tout de suite conclu que c'était une allégorie pour l'infidélité, genre ils sont à table mais elle ce qu'elle regarde, la biatch, c'est le coucher du soleil.
PS : je suis le mugshot du 16 septembre sur http://mug-shots.tumblr.com/ , t'ahu ?
dimanche 6 septembre 2009
Les commerçantes de mon quartier (2)
Comme je vous l'avais promis avant de partir me la couler douce en Suède, je vais vous parler de ma coiffeuse facho. La coiffeuse facho, si elle est une commerçante de proximité, n'aime pas forcément toutes les proximités. Plus exactement, elle appréhende une certaine proximité comme de la promiscuité, c'est-à-dire, Lexilogos mon ami : « voisinage de personnes de moeurs, de milieux, de races ou de sexes différents dont le contact paraît choquant ou contraire à la bienséance ». Avant de retranscrire la conversation ici, je plante un petit peu le décor. Il faut savoir que je vis dans un quartier « charnière », qui est une limite entre la jeunesse populaire à casquette posée sur le haut du crâne et la vieille bourgeoisie aux cheveux violets, entre l'ISF et le RSA, entre Christian Clavier et Faf la rage, bref, entre le parc de la Tête d'Or et la gare de la Part-Dieu. Il faut également savoir que, pas loin, il y a un énorme centre commercial, le centre commercial de la Part Dieu (ouais, comme la gare. L'urbaniste lyonnais aime pas s'emmerder). Bref: pas loin du salon de ma coiffeuse venait d'ouvrir une boutique de lingerie.
Moi : - Vous avez fait connaissance avec vos nouvelles voisines, de la boutique à côté?
Elle : - Ha ? Elles ? Non, non...
Moi : - Je ne suis pas sûre que leur affaire marche, une petite boutique de lingerie, alors qu'il y a déjà tout à la Part-Dieu...
Elle : - Oui, je sais pas ce qu'elles essaient de faire. Il n'y a pas de clientèle pour ce genre de boutique ici, en plus.
Moi : (intérieurement: Quoi? Les vieilles portent pas de culotte? dégueuuuuu)
Elle : - Et puis, si elles attirent du monde, cette clientèle va dévaloriser le quartier...
Moi : - ....???
Là , j'ai vraiment essayé de comprendre. Pendant deux minutes j'ai réfléchi et je n'ai trouvé que l'interprétation suivante : « la lingerie vendue dans la boutique en face est affriolante, si ça attire du monde, ça sera des filles de mauvaise vie et des péripatétiputes ». Mais ça me semblait un peu tiré par les cheveux, et pour tout dire, un peu con. Eh bien je n'allais pas être déçue :
Moi : - (ayant BESOIN de savoir) : Je ne comprends pas ce que vous voulez dire ?
Elle : - Elles vendent des ensembles à 10 euros ! Si la clientèle visée par ces prix vient, ça va dévaloriser le quartier!
Ha mais c'est donc ça le problème....
LES PAUVRES !
Ces putains de pauvres, ça dévalorise le moindre pâté de maison j'te jure c'est dégueulasse.
Voilà , c'est abusé.
Mais si j'ai écrit tout ça c'est qu'un dilemme se présente à moi à présent.
J'ai mis 3 ANS à trouver cette coiffeuse à Lyon, avant elle, chaque salon que je testais était aussitôt rayé de la liste. J'ai galéré pour trouver quelqu'un qui me coupe/colore les cheveux comme je veux. Mais puis-je décemment continuer à alimenter la Caisse du Mépris Social International?
Un ami, à qui j'ai présenté le problème m'a dit « tu ne peux pas passer toutes tes interactions sociales au tamis de tes affinités politiques » (ou un truc comme ça, en gros, mais moins bien dit hein), mais je crois que si je lui avais dit « ma coiffeuse a dit qu'il fallait rouvrir les kolkhozes » il m'aurait répondu « RUN FUCKING RUUNN GIRL ».
J'ai donc mis un sondage à votre disposition à droite, pour que vous puissiez m'aider. Eclatez-vous.
samedi 15 août 2009
Les commerçantes de mon quartier (1)
Ce que j'aime avec les commerces de proximité, c'est qu'ils sont proximes, et du coup je ne transpire pas trop l'été quand je me déplace. J'ai donc une esthéticienne de proximité, une coiffeuse de proximité, un labo photo de proximité, une dermato de proximité, un restaurant japonais de proximité, un vétérinaire de proximité... Tout pourrait laisser penser que je mène une petite vie monotone dans un cercle de 2 km de rayon autour du métro Part-Dieu et que je me complais dans la non-altérité, dans ma position pro-proximité, peu propice à la mixité. (merci)
Erreur ! Parfois, l'exotisme est sous votre nez, l'étrangeté peut apparaître au détour d'une coloration-coupe-brushing ou de l'achat d'une pellicule Kodak Gold 200 36 poses. Derrière son comptoir, la commerçante peut vous sortir quelque chose qui bouscule votre quotidien, qui soufflette votre routine et parfois, une grosse connerie.
Comptoir = poésie, et ce soir, en regardant le DVD volume 3 de Strip Tease, je me suis dit que je devais chausser mes demi-lunes et partager ça avec vous.
Je rapporterai donc ici deux conversations, la première a eu lieu aujourd'hui, avec la dame du labo photo. Cette dame n'est pas du genre tendre, elle est même plutôt du genre à te dire quand elle trouve que les photos que t'as fait pendant tes vacances à la Bourboule sont à chier, que ton cadrage est à chier, que ton flou est à chier, etc.
Prenons donc la conversation en route :
Elle : - Non mais les gens ne savent plus prendre de belles photos. Combien de parents prennent leur enfant en photo de haut, ce qui fait que sur le cliché leur fils a une grosse tête et de petits pieds, on dirait un Alien ! Les Fish-Eye, tout ça, c'est n'importe quoi!
Moi : - Mais c'est marrant, c'est pour rigoler...
Elle : - Non mais c'est plus que ça, maintenant, 99% des photos, c'est des gens déformés et des grimaces!
Moi : - C'est normal, les gens s'amusent, ils sont naturels...
Elle: - Ha oui? Mais après, quand la personne décède, y'a pas une seule photo potable qui reste ! on gâche une mémoire, on n'a que des images de la personne déformée ou en train de faire une grimace.
Moi : - Euh... mais ça c'est autre chose...
Elle : - Mais non mais il faut y penser à ça aussi ! Quand on a que des photos stupides, après les gens ils ont un mal fou à trouver la photo pour mettre sur la tombe, ils arrivent avec une pile de photos de la personne, et y'en a pas une bien !
O_O what the eff?
Alors ça, si y'a bien un truc auquel j'avais pas pensé en prenant mes potes en photo, c'est « Est-ce que ça aura de la gueule au cimetière? S'agirait pas de se foutre la honte. » Non mais WOW, je veux dire, cette remarque est dans mon Top 5 des remarques inattendues. Pas besoin d'avoir un artiste de cirque ou un bouddhiste dans votre entourage pour avoir une approche complètement décalée de votre quotidien, la commerçante du quartier peut vous décaler en deux deux.
Remarque : Peut-être que le gouvernement devrait nous obliger à faire des photos régulièrement pour la tombe, comme pour le passeport, avec des normes spécifiques genre:
Pas d'yeux rouges (=mort vivant = mauvais genre)
Souriez, ayez l'air vivant (pour compenser)
etc.
La prochaine fois : ma coiffeuse est-elle cryptofasciste?
mercredi 12 août 2009
The Whitest Kids U Know
Aujourd'hui, j'ai décidé de spread le bonheur, en faisant découvrir à ceux qui ne connaissent pas les WKUK. (Whitest Kids U Know). Ils sont assez populaires aux USA, mais les sketchs n'étant pas sous titrés, ils le sont moins en France. Il me semble avoir vu une diffusion VOST sur NRJ12, mais je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdue.
Je suis une grande fan des Monty Pythons, le "Ministry of silly walks" a changé ma vie, mais de toute façon de nos jours tout le monde aime les Monty Pythons (ceux qui mentent le font de peur de se faire caillasser, en même temps ils ont raison, avoue, ton regard sur Jean-Eudes a changé le jour où il t'a dit "ouais, je sais pas, moi, ça me fait pas rire"). Je suis aussi une grande fan des Robins des bois (Maurice je t'aime pourquoi tu fais plus rien ? :( . Les WKUK sont un peu un mélange des deux, avec une touche, euh, disons "américaine".
Je vous file le seul qui soit en VOST sur Youtube :
Non, ils n'ont pas de limites.
Mais le premier sketch qui m'a vraiment fait accrocher c'est "Slow Jerk" (allez ça dure moins de 2 min, tu le regardes quoi):
on sent bien le côté absurde, agrémenté de quelques fuck et de bites invisibles (c'est ce que j'appelais la touche "américaine"). Et puis leur façon de jouer calquée sur les mimiques et les comportements des enfants, ça c'est le côté Robin des bois. D'ailleurs il y a énormément de sketchs où leurs personnages sont des enfants, et parfois de vrais enfants jouent avec eux (ce qui fait qu'un commentaire Youtube sur deux est "how can pple rent ther kids to fcking freaks likethat?"). Nous avons donc un savant mélange : absurde + régressif + trash. Les dosages sont différents selon les épisodes.
Là par exemple nous avons : 50% régressif, 50% absurde:
Et là nous avons : 98% trash, 1% régressif, 1% absurde:
Et tout ça, sans jamais un seul pourcent de Courtemanche, et ça c'est bien.
En général, les gens adorent ou sont insensibles. Personnellement, j'ai déjà écrit à Trevor Moore (le grand maigre) sur Facebook pour lui dire que je l'aimais.
Je me souviendrai toujours d'une phrase de ma prof de lettres de khâgne qui nous demandait, à propos d'un texte de Rabelais qui parlait de caca* "Pourquoi c'est un humour mal vu?". Elle avait répondu "Parce que c'est régressif. Et quand c'est régressif, c'est subversif."
* big up à tous nos amis qui rient à chaque fois qu'ils font un prout. You know who you are.
